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Jeune homme dynamique, Claye Edou fait partie de ces jeunes entrepreneurs sur qui le temps n’a pas de prise (non, non il n’a plus 20 ans…) et pour qui entrepreneuriat rime avec passion. Ce portraitiste passionné de cinéma d’animation et comédies musicales depuis sa tendre enfance a lancé il y a peu sa petite agence de production… assurément, la galaxie est sa limite.

Lorsqu’on rencontre ce jeune entrepreneur alerte, à la voix dynamique et toujours souriant, on a de quoi avoir de l’espoir pour l’avenir de ce pays… Claye Edou fait partie de ces nombreux jeunes qui entreprennent, osent, innovent, souvent tout seuls, sans appuis, sans aucune garantie… Laissons-nous édifier par l’expérience de ce jeune entrepreneur à l’imagination fertile qui a décidé de se lancer dans le monde de l’animation.


Claye Edou … Qui es-tu ?

– CE : Je me nomme Claye Edou, je suis un camerounais de 37 ans. Après un diplôme en Génie Agro-Industriel obtenu à l’IUT de Ngaoundéré et une Maîtrise en Sciences et Techniques Comptables et Financières obtenue à l’Université Catholique d’Afrique Centrale à Yaoundé, j’ai exercé comme comptable puis contrôleur de gestion dans deux multinationales.

Mais je dois dire que j’ai toujours eu la fibre artistique. En effet, aussi longtemps que je m’en souvienne, j’ai toujours aimé dessiner et chanter.

C’est ainsi que tout au long de mon parcours scolaire et académique j’ai été membre de plusieurs chorales et orchestres, tout en développant un intérêt particulier pour le dessin de portrait, qui est devenu un petit « business » me permettant d ‘arrondir mes fins de mois quand j’étais étudiant. J’ai d’ailleurs participé à 2 expositions en tant que portraitiste.



Pourquoi avoir eu envie de te lancer dans l’entrepreneuriat… et plus particulièrement dans le monde de l’animation ?

– CE : Tout est d’abord parti d’une quête d’épanouissement personnel. Bien que je gagnais plutôt bien ma vie en tant que cadre dans une multinationale, il manquait à l’artiste en moi un terrain sur lequel je pouvais exprimer ma passion pour le dessin, la musique et le cinéma d’animation.

En poussant la réflexion, il m’est apparu qu’il était vraiment dommage qu’un pays aussi riche culturellement que le Cameroun ne puisse être représenté sur la scène internationale dans ce domaine qui est un véritable vecteur de transmission de nos valeurs aux générations futures.

La Team Cledley Productions au grand complet !

Une fois que je me suis lancé concrètement dans le projet de réalisation d’un long métrage d’animation, les rencontres qui ont été faites m’ont fait prendre conscience que cela permettrait non seulement à une industrie de se développer, à des valeurs et à notre culture d’être transmises et partagées en famille, mais également à de nombreux talents aussi divers que sous-exploités de s’exprimer.

Résultat, ce qu’il y a deux ans n’était une aventure personnelle est devenu une aventure collective impliquant plusieurs dizaines d’artistes d’horizons divers.


Et si tu nous en disais plus sur ton studio d’animation Cledley Productions ?

– CE : Je dois dire qu’il est né avec le besoin de former une structure permettant de piloter le premier projet, une comédie musicale animée. Pour le moment, la plupart de ceux qui ont été ou qui sont impliqués dans ce projet sont des artistes évoluant en freelance, mais la structure est appelée à évoluer puisque les exigences vont croissant au fur et à mesure que nous progressons.

Quelques personnages du projet d’animation en cours…

 D’ailleurs, nous avons déjà des sollicitations de partenaires qui souhaiteraient collaborer sur des projets aussi variés que des séries télés ou des courts métrages avec nous à l’avenir. Pour l’instant, nous préférons nous focaliser sur le projet en cours dont le titre et la teneur seront révélés au grand public dans un avenir proche.


Pour monter ton studio, quelles sont quelques unes des difficultés auxquelles tu as dû faire face ?

– CE : Le premier grand défi a été le temps. Le fait d’être à la fois marié père de famille, conseiller paroissial et cadre dans une entreprise a nécessité une bonne organisation pour dégager le temps nécessaire pour mener à bien ce projet. Je dois avouer que ma vie sociale en a sérieusement pâti.

Projet… in progress…

Ensuite s’est évidemment posé le problème des ressources. Produire un dessin animé est bien onéreux que de produire un film avec des prises de vues directes du fait des délais d’exécution et des ressources humaines que ce type de projet mobilise. Convaincre des investisseurs pour un domaine qui n’a pas encore fait ses preuves (du moins dans notre pays) en termes de rentabilité peut parfois relever de la gageure. Mais j’ai eu la grâce de trouver des personnes qui ont adhéré au projet et qui lui ont apporté un soutient multiforme, ce qui permet à l’équipe d’avancer.


Si on s’arme de courage et de foi, aucun objectif n’est impossible à atteindre.


Un conseil pour les futurs entrepreneurs ?

– CE : Je dirais que l’une des plus grandes responsabilités dans la vie c’est d’abord de découvrir ce qui nous passionne le plus, ce pour quoi on a un talent naturel. Cela détermine domaine dans lequel on devrait se lancer. Une fois la décision prise, il faut ensuite s’appliquer à se former. Avec Internet il y a plus d’opportunités d’apprentissage que par le passé.

RDV sur notre page Facebook: https://www.facebook.com/cledleyproductions/

Source: ENTREPRENEURS DU 237, 22 Juin 2016

  • mardi, juin 13, 2017